Notre parcours

Notre parcours

Je m’appelle Lisa.

Aussi loin que remontent mes premiers souvenirs d’enfant, il y avait déjà des animaux. Et pourtant, je n’ai pas immédiatement embrassée cette voie professionnelle, car les conseillères d’orientation insistaient pour que je fasse de grandes études, et puis on ne cessait de me répéter : « il n’y a pas de débouchés dans ce secteur, travailler avec les animaux ce n’est pas un vrai métier ! » Sauf éleveur ou vétérinaire, bien sur.

Au Maroc, à 5 ans, sur le dos de l’un des dromadaires d’un jeune berger.

Alors, après avoir obtenu un baccalauréat littéraire, je change une première fois de branche, et me plonge dans la découverte des animaux exotiques en travaillant dans différents grands zoos français. J’ai 18 ans lorsque je découvre le médical-training et le clicker-training, que je pratique sur les grands singes, les éléphants, les otaries, les manchots, les hippopotames, etc..

Medical training – Soins des yeux d’un bébé flamand rose
Medical Training sur une éléphante – Douche au karcher

Avec Mała, je découvre à 19 ans les bases de l’éducation canine, les tricks, l’agility, le parcours, les voyages avec un chien et tant d’autres choses.. Elle est une merveilleuse compagne de route, une amie fidèle sur qui je peux toujours compter et en qui j’ai une confiance aveugle. Je me passionne pour ces merveilleux moments partagés, et pourtant à cette époque, je n’envisage pas vraiment le métier d’éducateur canin, car suite à mes récentes expériences en zoos, j’ai la triste impression que seuls quelques grands chanceux pourvus d’un « don mystérieux » peuvent devenir de ‘grands dresseurs d’animaux’ et réussir à en vivre.

C’est en Hollande que nous entamons notre relation.

Mała, à 10 semaines
C’est le début d’une longe amitié

J’ai 20 ans, je deviens woofeuse et travaille dans un élevage caprin, afin de découvrir une autre approche des métiers liés au monde animal. J’en profite pour m’entraîner sur des poules, chèvres, canards et autres chiens de la ferme. Mais encore une fois, mon éthique se manifeste et m’indique que ce n’est pas là non plus un métier fait pour moi. À cette époque, et suite à ces nombreuses désillusions, j’ai l’impression qu’aucun métier en relation avec les animaux ne correspond au portrait idyllique et éthique que je m’en fais… Dépitée, je me tourne donc vers la restauration et l’hôtellerie, qui m’accaparera jusqu’en 2019.

« On n’a pas deux cœurs, l’un pour l’homme, l’autre pour l’animal… On a du cœur ou on n’en a pas. »

Lamartine
60 chèvres et cabris, 3 chiens, 1 humaine et les montagnes ! =)
Mała a 1 an et gardera son format miniature !

Inouk débarque alors dans ma vie comme un boulet de canon ! Sur son passage, elle fait tout sauter : ma situation professionnelle, mon couple, certaines de mes relations amicales, et complexifie chaque instant de ma vie quotidienne ! Autant dire que c’est un véritable chamboulement personnel… Sans compter, qu’elle est tout le contraire de ce qu’était Mała au même âge, et mon expérience ne m’est malheureusement d’aucune utilité ! Désemparée, dépassée, je fais appel à un éducateur canin de ma région aux méthodes douces et respectueuses (à ce moment, je l’ignore encore, mais il deviendra par la suite mon maître de stage, et j’ai aujourd’hui la chance de travailler en étroite collaboration avec celui-ci). Cette chienne m’a fait découvrir l’éducation canine dans toute ses dimensions ! Avec elle, je mets littéralement le pieds à l’étrier : je multiplie les stages, les séminaires, les formations sur le monde canin ou animal, les exercices pratiques et les contacts avec les éducateurs travaillant en méthodes positives. Peu m’importe les kilomètres parcourus, je cherche avant tout à me former auprès de formateurs de qualité, disposés à étancher ma soif de connaissances et prêts à partager leur passion.

Inouk débarque dans ma vie comme un boulet de canon !

Ce qui est d’abord né d’un intérêt personnel, devenait un enivrement exultant : j’avais enfin trouvé le métier au contact des animaux, qui me permettait d’allier bientraitance, éthique, et aide à l’Autre (bipède ou quadrupède). Inouk m’offrait véritablement l’opportunité de découvrir que je voulais en faire mon métier.

Il est important de savoir qu’en France, pour exercer en tant qu’éducateur canin/comportementaliste, il suffit d’un simple certificat passé en répondant à un QCM dont seulement quelques questions portent sur le comportement canin… C’est pourquoi en janvier 2020, j’entame donc une formation d’éducatrice canin chez AoA, à Genève (Suisse). Je fais le choix de cette formation car elle est hautement qualitative. Je cherche à disposer des meilleurs outils pour exercer ce qui sera mon futur métier.

En effet, on y enseigne des méthodes positives basées sur une approche scientifique moderne, respectueuses de l’Autre et de son bien-être émotionnel. C’est une formation longue et prenante, qui se révèle très riche et instructive. Et c’est jusqu’en décembre 2021 que je continuerai de me former auprès de cet organisme, car j’ai entamé une formation de comportementaliste qui me permettra de venir étayer l’expérience déjà acquise sur le terrain.

Je continue donc de suivre des conférences, webinaires et formations sur le monde canin et animal, les nouvelles techniques de travail, les actualités scientifiques, afin de rester au fait des dernières découvertes et de pouvoir proposer le meilleur accompagnement possible à mes clients, que ce soit en éducation/rééducation canine, ou dans tout autre activité liée au monde cynophile.

« Qui ne continue pas à apprendre
est indigne d’enseigner. »

Gaston Bachelard

Je terminerai ici ce soliloque en remerciant profondément chacune de mes chiennes qui se sont révélées être de formidables professeures. Elles m’ont respectivement appris la patience, le lâché prise, la remise en question, l’indulgence, l’écoute, l’empathie.. Chaque jour qui m’est donné de partager avec elles me fait apprendre, évoluer, grandir.